Le hall de La fenêtre. la gare à cette heure est désert et Il faut ouvrir la fenêtre. calme, les annonces crachées par La porte-fenêtre. les haut-parleurs résonnent et rebondissent sur les hauts murs et ferronneries ; nous pouvons Sortir. entendre les friselis des panneaux d’indications des départs et arrivées qui pivotent et bruissent comme un battement d’ailes. Nous avançons jusqu’au milieu du parvis, Enjamber le montant de la porte et refermer derrière soi. les pigeons sont plus nombreux que les hommes. Allumer la cigarette. Nous reculons nous sommes impressionnés Dans les appartements des trentenaires à balcon et poussettes McLaren©, par l’espace, le vide, devant nous on ne fume pas.. Nous refluons vers l’une des brasseries sans très bien savoir si On ne fume plus. elle ouvre ou ferme à cette heure et Dans les appartements des trentenaires à balcon, commandons des cafés. Quatre ; nous on ne rigole pas avec la santé des enfants. nécessitons deux cafés chacun et n’aimons les doubles parce que Il ne faut pas déconner. les tasses sont grosses et lourdes, les bords épais inconfortables au contact Les trentenaires à balcon, poussettes McLaren© et revenus souvent de plus en plus confortables ne fument pas ;des lèvres, nous ne souhaitons non plus attendre entre les deux. Nous commandons quatre cafés et on équipe toutes les pièces de l’appartement d’ampoules basse consommation, on trie correctement ses déchets et on ne fume pas ; le serveur reste une seconde interloqué, il voit bien que nous ne sommes que deux, Gunter et moi. Les serveurs de café il en faut un peu plus pour les impressionner et les appartements à balcon, c’est comme ça aujourd’hui souvent. il s’en va hurler au barman affairé à astiquer la verrerie derrière le comptoir, quatre express, quatre. Il faudrait ne pas accompagner les voyageurs Gunter fume, il aspire comme un sauvage sur sa cigarette et se demande s’il est bien trentenaire lui aussi. jusque dans les gares. L’homme jette d’un geste son torchon humide sur son épaule gauche et On mange bio, aussi, chez les trentenaires à poussettes McLaren© équipés de balcon. se saisit des filtres métalliques qu’il emplit de café frais et Les balcons sont fleuris dans les poussettes McLaren© des trentenaires à enfants équipés d’ampoules basse consommation. moulu grâce à la machine installée à côté du percolateur, Je m’approche. il met en place les récipients, presse quelques boutons, dispose les quatre tasses sous les filtres, Toi aussi mon pote, tu as dû te tromper de siècle. dépose sur un plateau les soucoupes auxquelles il adjoint sucres et cuillères et enfin dépose les tasses pleines de café chaud Ou d’amis. ; le serveur récupère le plateau et Me fait-il remarquer. dispose les quatre tasses sur la petite table. La note, Il craque une allumette, embrase la Winston Image Александр Родченко

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